Programme de partenariat

'Les associations et les sociétés professionnelles de santé ont un rôle crucial à jouer visant à assurer que les professionnels de la santé sont bien préparés pour leur rôle important consistant à atteindre les OMD 4 et 5. Les associations professionnelles solides font preuve de leadership. Elles établissent des normes d’éducation, de pratique et d’évaluation des compétences professionnelles et peuvent travailler de concert avec les gouvernements et les autres intervenants à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de santé en vue d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents. Cependant, l’apport des associations professionnelles dépend des capacités organisationnelles et institutionnelles individuelles au niveau national. Ce constat est particulièrement vrai dans les milieux aux ressources restreintes, où la vaste majorité de la mortalité et de la morbidité maternelles, néonatales et infantiles surviennent.'

Déclaration conjointe “Health Professional Groups Key to Reaching MDGs 4 & 5”, PSMNNE, 2007

Programme de partenariat

Les associations professionnelles nationales d’obstétrique-gynécologie sont un des outils les plus importants pour promouvoir la santé maternelle et néonatale. Ces organisations ont des connaissances de première main des difficultés auxquelles se heurtent leurs membres et d’autres professionnels de la santé et, qui plus est, ont une importante contribution à apporter dans l’évolution de leurs membres en faisant la promotion de codes de déontologie qui respectent et défendent la santé et les droits sexuels et génésiques des femmes, de modèles de travail concerté qui mettent en valeur la contribution de tous les participants et de la pratique médicale prenant sa source dans la médecine factuelle. Cependant, pour assumer ce rôle de leadership, les associations professionnelles ont besoin d’être solides, viables et en mesure de réaliser leurs objectifs prévus, d’exercer une influence et d’atteindre leur objectif organisationnel. Dans les pays en voie de développement, les associations d’obstétrique-gynécologie sont en proie à des difficultés particulières les empêchant de satisfaire pleinement les besoins de leurs membres. Le manque de ressources organisationnelles, l’adhésion fermée ou limitée, et la nécessité de s’engager davantage en ce qui concerne les préoccupations de santé publique sont certains des problèmes qui empêchent les associations professionnelles d’obstétrique-gynécologie des pays en voie de développement de maximiser leur rôle en tant que défenseurs de la santé des femmes.

En réaction à ces difficultés, la SOGC a élaboré le programme de partenariat financé par l’ACDI. Le programme s’associe aux associations professionnelles d’obstétrique-gynécologie du  Guatemala, de l’Ouganda, d’Haïti et du Burkina Faso. L’objectif de ces partenariats est de raffermir les capacités de ces organisations nationales, afin d’améliorer la santé sexuelle et génésique des femmes et de réduire la mortalité maternelle et néonatale. En offrant du soutien technique, de la formation en groupe, des activités de leadership à l’intention des résidents et des jeunes médecins, du soutien financier, du matériel pédagogique et plus encore à ces associations partenaires, le programme de partenariat permet à ces associations professionnelles de prendre de l’expansion au-delà des contraintes en matière de ressources et de capacités et de devenir des championnes de la santé des femmes.

Réussites

Le programme de partenariat de la SOGC mise sur le renforcement des capacités des associations professionnelles d’obstétrique-gynécologie de l’Ouganda (AOGU), du Guatemala (AGOG), d’Haïti (SHOG) et du Burkina Faso (SOGOB). Jusqu’à maintenant, le soutien fourni par la SOGC a permis à ces associations professionnelles:

  • D’établir des secrétariats fonctionnels afin de mieux communiquer avec leurs membres et partenaires, tant sur le plan national qu’international et d’avoir accès, par l’intermédiaire du Web, au nombre croissant de ressources factuelles dans leur domaine;
  • De renforcer leurs structures et pratiques en matière de gouvernance grâce à la révision de statuts et de règlements, à la création et la mise en œuvre de plans stratégiques, de stratégies pour appuyer la participation d’un grand nombre de femmes au sein des associations et l’adoption d’un code de déontologie;
  • De se positionner à titre de spécialistes dans le domaine des soins obstétricaux d’urgence. Au 31 décembre 2007, l’AOGU, l’AGOG et la SHOG disposaient d’équipes nationales d’instructeurs qualifiés qui ont dispensé la formation GESTA International à plus de 950 professionnels de la santé, appuyant les initiatives de maternité sans risques et de santé néonatale;
  • L’AOGU participe, depuis 1999, à l’amélioration de l’accès et à la qualité des soins dans les districts de Kiboga et Kibale. Cela comprend le soutien aux dirigeants de la communauté en matière d’élaboration de stratégies pour surmonter les obstacles aux soins, des activités pédagogiques dans les écoles publiques, des forums publics et l’amélioration de la relation entre les sages-femmes de la communauté et les accoucheuses traditionnelles.
  • L’AGOG a joué un rôle instrumental dans la défense et la promotion de l’entrée en vigueur d’une loi sur la planification familiale, qui garantit l’accès universel et public à des services de santé génésique.
  • La SHOG offre des activités de formation médicale continue liée à l’obstétrique d’urgence aux professionnels de la santé et travaille sur l’évaluation et la formation en vue de mettre à niveau les compétences des professionnels de la santé et des centres de santé prodiguant des soins obstétricaux d’urgence.
  • L’AOGU a appuyé l’établissement d’un programme de maîtrise conçu pour sauver la vie de mères en faisant participer des professionnels d’une variété de disciplines et en créant une infrastructure pour aborder le problème en Ouganda.

Les quatre associations (AOGU, AGOG, SHOG, et SOGOB) connaissent de plus en plus de succès pour ce qui est de se positionner et se révèlent d’importants intervenants nationaux dans les efforts de leur pays aux fins de réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle. Qui plus est, elles sont de plus en plus reconnues comme étant des spécialistes techniques sur le plan international dans la promotion de nouvelles interventions visant à sauver des vies, comme la gestion active du troisième stade du travail afin de prévenir et de prendre en charge l’hémorragie post-partum et le recours à des vérifications relativement à la mortalité maternelle (ou incidents évités de peu) comme outil de suivi et d’évaluation du progrès dans le cadre d’initiatives de santé maternelle et infantile.