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Résultat du G8: Communiqué de presse de la SOGC



Les dirigeants du G8 réaffirment leur soutien à l'amélioration de la santé maternelle, néonatale et infantile


Au cours de l'année écoulée, la SOGC a travaillé étroitement avec des organismes non gouvernementaux, des organismes de la société civile, des membres du Parlement et diverses coalitions liées à la santé maternelle pour établir un consensus et pour unir nos voix de façon à envoyer un message clair aux dirigeants des pays du G8, soit que davantage de mesures doivent être prises pour prévenir les décès tragiques des femmes, des nouveau-nés et des enfants des pays aux ressources restreintes. En faisant d'innombrables présentations, en organisant des conférences de presse, en rencontrant des représentants du gouvernement, en mobilisant du soutien parmi le public général et en envoyant de nombreuses lettres au premier ministre, la SOGC a fortement milité pour que le Canada prenne un rôle de leader au Sommet du G8 de 2010 pour faire en sorte que la santé des femmes et des enfants soit mise en priorité à l'ordre du jour du développement mondial. Après avoir milité pendant de longs mois pour assurer un financement important, la SOGC accueille favorablement la réaffirmation de soutien des dirigeants du G8, qui comprend un engagement financier de cinq milliards de dollars au cours des cinq prochaines années en vue de la santé maternelle, néonatale et infantile.

Au cours du Sommet du G8 à Muskoka (Ontario), le premier ministre Harper a mis de l'avant une initiative unique sur la santé maternelle, néonatale et infantile et les dirigeants des pays du G8, comme l'indique le Communiqué du Sommet du G8, « ont réaffirmé leur indéfectible volonté de réduire sensiblement le nombre de décès chez les mères, les nouveau nés et les enfants de moins de cinq ans, car cela constitue une préoccupation immédiate d'ordre humanitaire et développemental. Le gouvernement du Canada a promis 1,1 milliard de dollars en nouveaux fonds sur une période de cinq ans pour l'initiative de Muskoka, le reste des pays du G8 ayant promis la somme de 3,9 milliards de dollars ensemble sur cinq ans et d'autres pays développés et des organisations de la société civile comblant la différence pour totaliser 7,3 milliards de dollars sur cinq ans. Pour le Canada, cela veut dire un investissement supplémentaire de 220 millions de dollars par année dans le cadre de l'aide étrangère pour la santé maternelle néonatale et infantile. Les fonds serviront à renforcer les systèmes de santé avec un accent sur l'amélioration de la qualité des soins aux femmes et aux enfants, et comprendra des soins anténatals; des accouchements en présence de soignants qualifiés; des soins post-partum; des soins et des services en santé sexuelle et génésique, dont la planification familiale volontaire; l'éducation en santé; le traitement et la prévention des maladies, y compris les maladies infectieuses; la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant; les immunisations; la nutrition de base et des mesures pertinentes dans le domaine de l'eau potable saine et de la désinfection. L'initiative sera fondée sur des « interventions éprouvées, peu coûteuses et factuelles ».

La SOGC joue un rôle important dans l'ébauche de l'initiative de Muskoka en offrant son savoir-faire au gouvernement du Canada et en suggérant les interventions les plus efficaces et les plus urgentes afin de réduire la mortalité maternelle dans les milieux aux ressources restreintes. « Nous nous réjouissons que le premier ministre reconnaisse que les complications pendant le travail et l'accouchement sont les principales raisons du décès des mères et que les efforts d'aide devraient miser sur la grossesse et l'accouchement », explique le Dr Ahmed Ezzat, président de la SOGC. L'issue du Sommet du G8 de 2010 et l'attention accrue tournée vers la santé maternelle et infantile cette année ont prouvé que les efforts de défense des droits de la SOGC se sont avérés extrêmement pertinents et essentiels pour progresser à ce niveau. En ce qui a trait aux professionnels de la santé en particulier, la SOGC croit fermement que les associations professionnelles, qui ont une compréhension aiguisée des effets d'interventions simples et efficaces sur les taux de mortalité et de morbidité maternelle, ont une responsabilité et une obligation d'utiliser leur influence pour promouvoir et défendre les droits sexuels et génésiques au nom de toutes les femmes.

Bien que les engagements pris au cours du Sommet du G8 représente un pas dans la bonne direction, il reste beaucoup de travail à réaliser pour garantir que les dirigeants des pays du G8 tiennent leur promesse et que les promesses de financement se traduisent en programmes et projets exhaustifs réels qui toucheront concrètement la vie des femmes et des enfants partout dans le monde. La somme de 7,3 milliards de dollars qui a été promise dans le cadre de l'initiative du G8 à Muskoka en vue de la santé maternelle, néonatale et infantile n'atteint pas le montant nécessaire et les fonds engagés en 2000 pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Une somme évaluée à 30 milliards de dollars est nécessaire d'ici 2015 pour atteindre l'OMD sur la santé maternelle, néonatale et infantile, ce qui veut dire que le chemin pour y arriver est parsemé d'embûches. Même le premier ministre Harper a admis que les « dirigeants ont été très circonspects » dans leur promesse de don. Par ailleurs, certaines organisations émettent des préoccupations quant au fait que, même si le Canada s'est engagé à émettre de nouveaux fonds pour l'initiative de Muskoka, le gouvernement a également mis un frein aux niveaux d'aide humanitaire après 2010.

Il est important pour la SOGC et d'autres organisations de continuer à défendre la santé maternelle au-delà du Sommet du G8 de 2010. La séance plénière de haut niveau des Nations Unies portant sur les OMD ayant lieu en septembre nous donnera une autre occasion de marquer 2010 comme étant un tournant pour aller de l'avant en ce qui a trait à l'amélioration de la qualité des soins aux femmes. En prenant la parole au nom des femmes du monde, nous ne nous exprimons pas seulement pour les populations vulnérables qui passent souvent inaperçues, mais nous tenons les gouvernements responsables de leurs actions et nous leur mettons de la pression pour assurer que les promesses sont tenues. La SOGC est heureuse du progrès démontré jusqu'à maintenant et espère poursuivre sur cette lancée de leadership démontré par le Canada et de soutien des pays du G8 afin qu'on se souvienne de 2010 comme étant l'année où le monde a finalement décidé de ne plus accepter le sort tragique de plus de 300 000 femmes qui décèdent inutilement pendant la grossesse et l'accouchement tous les ans.


Suite à l'annonce du G8 de leur appui financier pour la santé maternelle et infantile, la SOGC a émis le communiqué suivant :

Les obstétriciens et gynécologues du Canada félicitent le G8 pour son engagement envers la santé maternelle, néonatale et infantile

 

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